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L'Échangeur
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Cet événement est terminé

ARTO GUERRIER

THÉÂTRE - Création 1998

Du 24 février 1998 au 4 avril 1998


« C’est par la barbaque La seule barbaque Que l’on exprime Le Qu’on ne sait pas »
Antonin Artaud

Antonin Artaud s’insurge sa vie durant contre un monde « crapuleux », apparaissant comme un véritable guerrier. Mais, pour Régis Hébette « il n’est pas fait pour rester dans les livres. Le « Arto » n’est pas une langue morte ». Un spectacle comique et cruel dans lequel toutes les facettes de l’écrivain sont mises à nu. Pour « jouer » les mots du poète, Régis Hébette a choisi de la transformer en autant de personnages à vif.

 

Ce monde malade et « crapuleux » contre lequel Arto s’insurge une vie durant et qu’il attaque une vie durant, c’est le nôtre. Plus encore que le sien. Je veux dire que c’est celui de notre fin de siècle : celui de la vache folle, des manipulations génétiques, des guerres sans nombre, celui des pédophiles protégés, celui des ventes d’organes d’enfants vivants… C’est cela qu’il décrit, rien de moins, des kilomètres de mots durant, décrit par le menu, mot à mot pour ainsi dire. Les censeurs, les législateurs, les polices, qu’il subit et fustige sa vie durant, d’autres les subissent aujourd’hui. Quelques-uns les fustigent à leur tour. Un groupe de rap est censuré et condamné pour ça. S’il y a urgence à s’insurger maintenant, il y a urgence à faire entendre Arto. Les insurgés armés pour s’attaquer aux fondements de la culture occidentale ne sont pas si nombreux. Arto n’est pas un poète, un écrivain, ou un homme de théâtre, Arto est un guerrier. Un monstre combattant à l’assaut du vieux monde, attaquant tout sur son passage, tout ce qui constitue entrave. Et l’armada confondue de tous ses bourreaux ne peut en venir à bout : maladie, coups de couteau, internements, électrochocs, humiliations sans nombre, solitude, censure… Rien n’y fait, ni personne. Arto meurt debout, hurlant son reste au monde et lui laissant ensuite une mission impossible : cerner Arto, digérer Arto, oublier Arto. Cette puissance résistante et agressive du guerrier Arto, je la crois contagieuse. Mais Arto n’est pas fait pour être « enfermé » dans les livres, le « Arto » n’est pas une langue morte, il est fait pour être dit, répété, mastiqué, psalmodié, hurlé, bafouillé, éructé, susurré… Sur une scène et n’importe où ailleurs, il faut parler cette langue, cette langue contaminante, cette langue incantatoire, cette langue physique qui s’adresse à nos chairs :

Note d’intention

Parler d’ARTAUD c’est le réduire, le jouer c’est le trahir. Ne pas le jouer aussi. Quoi qu’on fasse on ne peut que le trahir, c’est pourquoi nous lui tordons le cou. Sans remords. Nous ne jouerons pas ARTAUD, nous jouerons à ARTO. Comme on joue à Zorro, à Batman ou à Dieucékoidotre… Nous ressortirons la panoplie du vieil ARTO, nous en userons à notre façon. Nous chercherons le rire autant que « la cruauté », car les textes d’ARTAUD se prêtent à expérimenter le Théâtre d’Artaud : un théâtre cruel et comique à la fois, c’est écrit.

Régis HEBETTE

« Une empoignade chaotique et survoltée assenée avec une rage et un radicalisme hardcore… « ADEN

« Le spectateur est cerné d’une pensée bégayée, crachée, éructée, une pensée cruelle et puissante. » LIBERATION

« Etre otage de Public Chéri ne ramollit pas les sens et communique la rage de cet Arto Guerrier, salutaire »LES INROCKUPTIBLES

Tournée

Création à l’Echangeur, Bagnolet, du 24 février au 4 avril 1998
Festival « Auteurs en acte », Isle-sur-la-sorgue, août 1998
Reprise à l’Echangeur, Bagnolet, du 9 au 20 février 1999
Forum Culturel, Le Blanc-Mesnil, les 19/20/23/26 et 27 novembre 1999
Théâtre Berthelot, Montreuil, le 18 mars 2000
Centre d’Art et de Plaisanterie, Scène Nationale de Montbéliard, le 30 mars 2000
Théâtre Monsigny, Boulogne-sur-Mer, le 5 mai 2000
Centre Culturel Marc Sangnier, Mont-Saint-Aignan, dans le cadre du Festival « Art et Déchirure », le 10 juin 2000

 

Création Cie PUBLIC CHERI. Avec le soutien de : Thécif (Conseil Régional d’Ile-de-France), Conseil général de Seine-Saint-Denis, DRAC Ile-de-France et Ville de Bagnolet


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Textes
ANTONIN ARTAUD

Metteur en scène
conception, réalisation, REGIS HEBETTE

Comédiens
Pascal Bernier, Fabrice Clément, Jean-Pierre Catho, Sylvain Dumont, Grégory Georges et Régis Hebette.

Costumes
Caroline Platiau

Son
Thierry Rallet

Presse